
Hortense Desailly,
célibataire et
ex-sommelière dans un prestigieux restaurant de la
capitale, est tellement amoureuse du vin qu’elle a
décidé de partager cette passion avec qui voudra bien
l’entendre. C’est décidé : ce soir elle se lance
pour la première fois. Elle a beaucoup travaillé,
beaucoup lu et un peu bu pour arriver à ce qu’elle
perçoit comme une sorte d’aboutissement passionnel …
Après tout, se dit-elle, « il en va du vin comme
de la connaissance, c’est fait pour être
partagé ». La voici donc, ce soir, devant nous.
Elle a tout préparé : Anecdotes, bons mots et
autres délices lettrés. Avec elle, le mystère du vin
prend l’épaisseur des bons livres qu’elle aime à
dévorer entre deux goulées d’un bon bourgogne…
Elle est contente, Hortense. Sa
«petite conférence érudite et ludique »
comme elle l’appelle un peu pompeusement sera
l’occasion pour elle de faire (un peu)
l’intéressante.
Sauf que dans le public, il y a…
Carole
Bertheret, femme moderne et fille de
viticulteurs dans le Beaujolais, a tout de suite
remarqué la petite affiche dans la rue, annonçant la
conférence de ce soir. Elle n’a jamais entendu parler
de cette Madame Desailly qui prétend éclairer le
monde des amateurs de vin de ses lumières. Bien
qu’elle n’ait jamais pu aller au bout de ses études
d’œnologie, Carole a une passion viscérale et
quasi-génétique pour le vin. Passion qui n’a jamais
cessé de croître au fil de ses (nombreuses)
expériences épicuriennes. « Le vin c’est comme
les livres c’est de la vie » dit-elle.
Nourrie de littérature et d’émotions artistiques,
Carole déteste particulièrement ce qui est guindé,
les pensées enfermées, étiquetées.
Alors
voilà : Hortense a peaufiné SA
conférence, comme un abécédaire, en s’attachant à ce
que chaque lettre, de A à Z, recèle un trésor, SA
conférence va devenir malgré elle et grâce à Carole…
interactive. Interactive par amour ; par amour
du vin et des mots. Très vite, dans une sorte de
rivalité bienveillante, ces deux femmes échangeront
impressions, souvenirs et connaissances. Les
spectateurs de cette « conférence », qui ne
se déroule pas tout à fait comme prévu, seront
invités par moments à réagir et… à participer à une
réelle dégustation…
Comme quoi, une forme d’improvisation peut, comme
pour certains vins et certains livres, produire
d’excellentes choses…
Ainsi la toute première conférence d’Hortense
Desailly, grâce à Carole Bertheret, restera à n’en
pas douter un grand millésime...


Après
St-Etienne, elle complète sa formation de
comédienne à Grenoble puis à Lyon avec, entre
autres M.Antoine, J.Vidal, Elizabeth Maccoco
et Nancy Gabor (open theater
de New-york) .
Elle
complète son approche du théâtre à travers la
mise en scène
l’écriture et le travail vocal . Elle est
également intervenante formatrice en «présence
scénique» auprès de différents conteurs,
comédiens, musiciens et chanteurs jazz et au
Conservatoire National de Région de Lyon.
Sur
scène, elle a travaillé sous la direction de
B.Beauguil, L.Fréchuret, E.Maccoco,
H.Verrecchia, M.Haraigue, I.Paquet,
L.Chambon…et a joué des textes de
Bernard Noël, Anouilh, Thomas Bernhard,
Dario Fo, Lorette Nobécourt, Mahmoud Darwich,
Louis Calaferte…
On a également pu la voir dans des films,
courts métrages et une série télévisée .
Tout en poursuivant son travail avec d’autres
compagnies, dont la Cie des Insomniaques, elle
devient en 2000 passagère de Traction Avant,
compagnie avec laquelle elle enchaîne créations
théâtrales, lectures-spectacles, tournages,
écriture de spectacles, mises en scène ,
animation d’ateliers et autres explorations
scéniques.
Formée à la Faculté de
Lettres de Montpellier, elle suit parallèlement
l’enseignement du théâtre ISEION (danse
contemporaine) puis s’installe à Lyon et
intègre la Compagnie Hugo Verrecchia
(danse-théâtre) dans laquelle elle séjournera
six ans. Elle se tourne ensuite vers le théâtre
et suit les cours de Bernard Bauguil.
Elle complète sa formation en suivant des
stages pour professionnels menés, entre autres,
par Yves Ferry, Jean-Paul Wenzel, Elisabeth
Maccoco et Gilles Chavassieux dont elle
deviendra l’assistante chorégraphe pour
Têtes rondes
Têtes pointues
de Brecht en
2005. Elle travaille notamment avec La
Compagnie Utopia, Les Affamés, Les Désaxés
Théâtre, La Compagnie de la Goutte de Philippe
Faure, pour qui elle joue dans
Les
étreintes et Naissance d’un
clown. Avec la Compagnie
Attention Fragile elle tourne dans
La
Guerre des Boutons. Avec la Compagnie des
Insomniaques elle joue dans Pinocchio
Vecchio, ainsi que
dans Les
Mandibules de Louis Calaferte en
2009-2010.
Elle est aussi formatrice et a mis en scène de
nombreux spectacles, en particulier avec des
lycéens .

